Ahah, deux articles en peu de temps... Oui ça reflète juste que je n'ai pas envie de parler en fait. logique hein ? Ben oui. quand je n'ai pas envie de parler j'écris, j'écris dans le vent on pourrait dire puisque ici personne ne me connais, mais en fait non car si on me connaissait là j'écrirais pour rien !
Je relis mes textes et observe mon profond pathétique un peu plus chaque fois, mais je continue quand même parce que j'en suis arrivée là. Je suis profondément pathétique. Vider de tout. Une éponge qu'on a pressée jusqu'à ne plus pouvoir laisser tomber une goutte, jusqu'au déséchement. A quand que je pars en miettes ? J'ai envie de rien, j'ai envie de tout. L'ennui est mon pire ennemi, dès que je m'ennuie je pense, dès que je pense je déprime. Je suis sure y en a qui passe sur ce blog et qui se dise "Mais qu'elle aille voir un psychologue celle là", ah ben j'ai déjà essayé en plus ! Ça ne sert à rien. T'est là comme une conne assis sur un fauteuil, avec une personne qui te fixe, sans ouvrir la bouche, jusqu'à qu'elle sorte un "Alors qu'est-ce qui ne vas pas ?" et là t'es encore plus conne ! Tu sait pas quoi dire, confronté à ta profonde nullité. Elle laisse des long et pesant silence, tu cherche quoi dire pour les combler parce que moi, personnellement je deteste ces longs silences. Si c'était si simple. Si il suffisait de ça. Seulement non car en même temps, si je savais vraiment ce qui ne vas pas je serais pas ici je crois. Alors ça avance à rien, j'acquisse ses constations cru, elle n'a rien compris cette personne. Ce n'est qu'une de plus après tout. Mais j'étouffe, j'étouffe des mêmes choses chaque jours, les mêmes réflexions, tout les jours je me lève, lasse de tout, je mets toujours mon réveil 30 minutes à l'avance, comme ça quand il sonne je sais que j'ai encore 30 minutes à dormir. Mais quand je dois me lever ça reste aussi dur... chaque jour un peu plus et des fois je ne le fait même pas. Chaque matin c'est pareil, pas le temps de déjeuner parce que j'ai passé trop de temps à essayer de paraitre potable, de cacher les cernes de mes nuits durant lesquelles je fait des cauchemars, chaque soir. Enfin parfois c'est des rêves, amis je préfère les cauchemars ! Parce que les rêves une fois réveillé je me sent encore plus mal de voir que ce n'était qu'un mirage ... Enfin bon, après je vais en cours, je vous épargne mon emmerdements profond que j'éprouve toute la journée à regarder les heures passées 5 minutes par 5 minutes. Une fois rentré j'ai le plaisir fou de retrouver ma famille ! Entendre gueuler pour rien, râler tout le temps et se disputer ... Puis le soir je retrouve même mon père, se bourrant la gueule à coup de bière, ce qui lui ai déjà amplement suffisant ! Il peux ensuite raconter ses avis si philosophique sur la vie et lancer ses paroles blessantes qu'il auras, bien entendu, oublié le lendemain. C'est ce genre de paroles qui vous transperce, celle qu'on peux pas oublier nous. En plus de ça chaque jour c'est la même chose, chaque jour il me reparle comme si rien n'avait jamais était dit, et dans ces moments j'ai deux choix qui se présente : faire comme si de rien était, tout est beau dans le meilleur des mondes ou bien lui faire comprendre que je n'ai pas oublié, moi. Seulement dans le deuxième cas, c'est d ma faute, je fait la mauvaise ambiance et je suis une saleté faiseuse d'emmerde ! Maintenant j'ai appris à faire semblant ... à oublier tout les jours, même si parfois je craque et m'en prends pleins la gueule dans ces cas là ... De toute façon tout est ma faute je le sais bien on me le dit assez souvent. Ce qui me fait le plus peur des fois c'est de constater que je leur ressemble. Plus petite je m'étais promise de ne jamais ressembler à mon père, jamais d'alcool, jamais de clope ... Maintenant je m'efforce de me dire qu'il n'a rien à me dire puisque lui il est pire que moi. On me répète les problèmes d'argent alors que chaque jours 2 packs de bières et un paquet de clopes c'est pas chère ça ?! On me reproche de pas être assez bien mentalement mais il y a quelques année ma mère qui pleurer me disant qu'elle voulait mourir, moi j'en suis pas arrivée à ce point alors qu'ils se remette eux en question avant de me juger comme ça je crois. Tout ça j'ai l'impression d'être la seule à le voir, à m'en rappeler. A douze ans, se retrouver à devoir amener des medics à sa mère en dépression, être là sans jamais laisser rien paraitre de ce qu'on peux ressentir, pleurer secrètement espérant que tout change pour craquer un jour pleurer et dire "faut que tu te reprenne". Et de là entendre dire que je suis une conne, que je ne suis plus sa fille parce que je n'ai pas voulu lui amener ses putains antidépresseurs ... C'est pas des choses qui s'oublie. Mais apparemment si pourtant. Tout ça ça m'a plongé dans la vie dès le début ... cette période d'enfance ou on voit tout parfait qu'on croit que tout se passeras comme dans un compte de fée je l'ai pas eu longtemps. Maintenant je suis déjà dégouté de tout et je pensais trouvé à quoi m'accrocher en dehors de tout ça mais je me rends compte que non ... Pourtant en ce moment j'en ai besoin, je tiens plus très bien, je ne sais plus que dire des "je m'en fou", "fout moi la paie", "Fait pas chier" et mon argumentation ne va pas plu loin ... J'ai besoin d'une pause, physique et mental. Je veux Dormir, faire la fête, manger et tout ce qui se fait sans pouvoir réfléchir.